Section de la CORRÈZE
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Quelques bonnes raisons de voter FO DGFiP le 20 octobre

Rémunérations.

Alors que les hausses de prix se multiplient, le gouvernement a gelé la valeur du point d’indice pour 2011 et 2012 tout en imposant une augmentation de la retenue pour pension. Pour FO les mesures accessoires telles que la GIPA, la prime d’intéressement collectif ou les primes au mérite, contournements du statut, ne répondent pas aux attentes des personnels. FO demande entre autres mesures, un rattrapage de la perte du pouvoir d’achat du point d’indice cumulée depuis 2000, soit 10%.

Fusion.

Refusée et combattue par FO la fusion DGI-DGCP est cependant en place. Les règles de vie commune des agents issus des deux directions sont en cours de discussion et devraient s’appuyer sur le « mieux disant »
FO constate qu’il n’en est rien et que la Direction souhaite reprendre nombre de règles issues de l’ex DGI pourtant moins favorables aux agents.
Pour Force ouvrière, contrairement aux opérations de communications, cela représente un recul pour les agents. Ainsi FO agit seule avec détermination dans les groupes de travail ministériels, pour conserver entre autres mesures : deux mouvements de mutations annuels, le droit au retour dans le département d’origine pour les agents promus par concours interne ou liste d’aptitude. Par ailleurs FO refuse et combat l’abandon de la note chiffrée, seule protection contre l’arbitraire.

RGPP

La « révision générale des politiques publiques » porte atteinte à la fonction publique, fondement du système républicain et laïc. En programmant l’abandon ou la privatisation de nombreuses missions de service publics, en supprimant des dizaines de milliers d’emplois, elle remet en cause l’égalité de droits pour les citoyens sur l’ensemble du territoire et prépare la mort su statut général des fonctionnaires. Elle a de graves conséquences sur les personnels : maladie, stress, dépressions, accidents, suicides. Force ouvrière demande l’arrêt immédiat de la RGPP.

Loi sur la mobilité.

La Loi votée fin 2008 et dont les décrets d’application sont parus fin 2010 représente une véritable atteinte au statut des fonctionnaires de l’Etat. La Loi s’appliquera dans toute sa rigueur n’en doutons pas.
Dans la lutte dès le 10 juin 2008 Force ouvrière n’a cessé depuis de combattre les dispositions de la LOI par des appels à la grève et aux manifestations. Rejointe tardivement par les autres organisations syndicales FO continue la lutte.

Règle d’or.

Promue par tous les médias l’introduction de cette mesure dans la constitution représente pour Force ouvrière une aberration. Une règle d’ordre économique n’a pas sa place dans uns constitution. Avec fermeté et détermination, Force Ouvrière s’oppose à cette règle d’or qui viendrait constitutionnaliser la rigueur, remettre en cause la démocratie et la liberté de négocier, servir de prétexte pour interdire l’aboutissement des revendications et plomber durablement toutes avancées collectives et sociales. C’est pourquoi la confédération Force ouvrière agit quotidiennement auprès des élus du parlement pour que soit abandonné ce projet.

Retraites.

Pour FO le dossier n’est pas clos. Les dispositions adoptées ne résolvent en rien le problème du financement des retraites et le dossier devra être revu prochainement. Pour FO les salariés du public et du privé ne doivent pas supporter seuls l’effort à accomplir. D’autres sources de financement sont possibles. FO refuse tout allongement de la durée de cotisations ( réforme Fillon 2003). En cumulant à la fois l’allongement de la durée de cotisation avec le recul de l’âge légal, le législateur applique la double peine aux salariés. Ainsi à la différence d’autres organisations, FO ne se contentera pas d’aménagements à la Loi et continue à en exiger l’abrogation pour l’ouverture de véritables négociations avec toutes les parties. FO combattra toute idée de retraite par points ou comptes notionnels.

Loi sur la représentativité syndicale

La loi du 20 août 2008 impose aux organisations syndicales d’obtenir un minimum de 10% des voix lors des élections professionnelles au niveau de l’établissement ou de l’entreprise, 8% au niveau de la branche ou au niveau national pour être représentées et pouvoir négocier à chaque niveau. Ces dispositions s’appliquent dès les élections du 20 octobre 2011.
Le protocole d’accord discuté entre le gouvernement et les organisations syndicales avait recueilli la signature de l’intersyndicale. Force ouvrière s’est opposé et s’oppose à cette Loi, considérant qu’il s’agit là d’un déni de démocratie qui efface du paysage syndical nombre de syndicats catégoriels. La loi transforme les organisations syndicales en machines électorales au détriment du travail à fournir pour la défense des salariés du privé et du public. La clarification du paysage syndical ainsi obtenue profite aux organisations signataires et au patronat dans une logique d’appareil que refuse Force ouvrière.

Intersyndicale.

Force ouvrière ne participe pas à l’intersyndicale dans un souci d’honnêteté intellectuelle vis à vis des salariés et employés ou agents du public ou du privé. Les divergences de fond à propos notamment du dossier sur les retraites, tant sur la forme d’action que sur le contenu des revendications ne permettent pas un travail en commun avec les organisations participantes (CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC-UNSA-FSU) Si FO peut s’associer ponctuellement aux actions menées elle conserve son indépendance et sa liberté d’action tant qu’une réelle convergence de vue ne sera pas acquise.