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La très politique "géographie revisitée"…

Vous trouverez en téléchargement, un courrier adressé le 20 septembre dernier à Monsieur Richard Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale par la Directrice Départementale du Finistère (de Brigant à Ferrand ce qui ne s’invente pas !) lettre que nous avons récupéré autrement que par la voie officielle…..

Depuis le début du lancement de cette contre réforme, nous savons qu’elle ne poursuit aucunement un objectif d’amélioration du service public, mais qu’elle vise en réalité à liquider le réseau et les missions de la DGFIP, en utilisant au passage les services et les agents à des fins de stratégie politicienne…. "l’approbation des aménagements envisagés" demandée par la Directrice départementale au Président de l’Assemblée Nationale est à ce titre on ne peut plus éloquent !

Ce courrier confirme aussi la stratégie éprouvée sur l’ensemble du territoire d’une deuxième version de la cartographie comportant des modifications parfois cosmétiques mais de nature à laisser imaginer aux personnels et aux élus qu’ils auraient pu être entendus.

Passons sur le style, l’autosatisfaction, les approximations, les mensonges et le respect des personnels et de leurs représentants qui irrigue ce courrier, et notamment le fait qu’un déplacement de 10 à 12 % des emplois serait « très limité »…(sic).

Sur le fond, cette lettre souligne clairement que le Ministre Darmanin souhaite une « situation d’accord local », qui valide in fine le nouveau projet de cartographie. Cela explique l’assiduité qu’il met à en assurer le service après-vente médiatique entre deux obligations parlementaires ou permanences Facebook.

Ce qui est expressément recherché, c’est l’accord écrit de la plus large proportion possible d’élus locaux, pour permettre au Ministre, selon ses propres engagements dans la presse, de « ne pas fermer de trésoreries sans l’accord des élus ». En parallèle, les grèves et actions de toutes natures engagées sur l’ensemble du territoire confèrent à la contestation sa visibilité et sa force. Cela valide également les démarches nombreuses entreprises à destination des élus, renforce l’objectif de collecter un maximum de délibérations et incite à les associer davantage encore, si c’est possible, à notre combat pour la défense du service public de proximité et le retrait du plan Darmanin.

Manifestement, le Président du Conseil départemental est un élu clé, celui avec lequel il est même envisagé d’aller jusqu’à contractualiser pour matérialiser l’accord des élus locaux. C’est sa position spécifique qu’il s’agit donc d’infléchir directement ou indirectement.

Dans ce contexte, et dans le prolongement de notre rencontre du 26 aout dernier, nous avons transmis hier 8 octobre 2019 à Madame Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental, une demande d’audience, pour lui rappeler à nouveau notre revendication du RETRAIT de cette contre réforme, qui in fine, ne fera que des perdants !