Section de la SOMME
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Compte rendu de la conférence téléphonique du 12 mai avec le Directeur Général.

En préambule de cette conférence, la première depuis le déconfinement, le DG a souhaité donner quelques éléments, statistiques notamment, avant d’ouvrir la discussion. Ainsi, depuis hier, le niveau de présence dans les services, consolidé nationalement, se situe en moyenne autour de 45 à 50 % des effectifs, auxquels il faut ajouter les collègues en télétravail. Au total, la DGFiP disposerait donc, en force de travail, d’environ 2/3 des effectifs prévu dans le cadre du début du plan de reprise d’activité. Selon les propos du DG, de nombreux DDFiP doivent freiner les demandes des collègues désireux de rejoindre leur poste de travail, ceci afin de respecter les mesures de distanciation dans les services. De même, toujours selon le DG, les éléments de protection, masques et gel hydroalcoolique, seraient distribués de manière suffisante et il n’aurait pas connaissance de situations dégradées sur ce point.

Pour F.O.-DGFiP, la situation n’est pas partout aussi satisfaisante et, comme souvent et même si ce n’est pas le plus grand nombre, il existe toujours des directions qui font du zèle, ici ou là. Parfois, il faut bien le dire, des chefs de service ont aussi, au mépris des consignes données par la direction locale, convoqué à leur poste de travail pour lundi matin la quasi-totalité des agents pour ensuite demander à certains de rentrer chez eux. D’après les questions relayées par le réseau militant de F.O.-DGFiP, le sujet du nettoyage des locaux demeure dans trop d’endroits un problème récurrent. Les carences constatées relèvent le plus souvent du marché national de nettoyage dont le niveau de prestation n’est pas à la hauteur de l’enjeu sanitaire pour les personnels.

Accueil du public : que ce soit dans le cadre de la campagne IR dans les SIP, ou ailleurs dans les SIE ou les Trésoreries, le principe d’accueil uniquement sur rendez-vous est maintenu. Le DG a d’ailleurs évoqué la nécessité de la présence de vigiles là où le besoin pourrait s’en faire sentir afin d’éviter que des usagers n’ayant pas rendez-vous ne pénètrent dans les locaux à l’occasion de la réception sur rendez-vous. Une montée en puissance de ce type d’accueil est envisagée à terme mais pas dans l’immédiat.

Télétravail : certains agents en position de télétravail ayant exprimé le désir de revenir en présentiel, une forme de rotation pourrait être mise en place et une redistribution du matériel pourrait permettre à des collègues, placés en ASA pour raisons de santé fragile et n’ayant pas pu télétravailler jusqu’alors, de pouvoir le faire. Interrogé par le Syndicat sur le devenir du télétravail (organisation pérenne ou pas, y compris avec du matériel fixe de type « mini tour Tiny »), le DG a répondu que si ces solutions constituaient un plus dans la période, il n’envisageait pas que les agents de la DGFiP télétravaillent massivement et ne voient plus jamais les locaux de la DGFiP. Pour autant, il estime qu’il faudra tirer le bilan de la période que nous vivons et imaginer, pour faire face à d’autres crises pas obligatoirement du même type, améliorer la capacité de notre réseau, augmenter le matériel et rendre « télétravaillables » des applications ne l’étant pas aujourd’hui.

ASA garde d’enfants : jusqu’au 2 juin, les parents n’ont pas à fournir d’attestation selon laquelle l’école est fermée et ce n’est qu’à compter de cette date que les agents devront justifier que l’école ne peut pas accueillir leur enfant ou alors prendre des congés.

Dialogue social : visiblement, le DG, comme nous d’ailleurs, apprécie modérément le dialogue social à distance. Il nous a donc proposé de tenir aux alentours de la mi-juin, en mode présentiel si possible, un CTR ayant pour ordre du jour, d’une part le bilan de la période écoulée et, d’autre part, de regarder dans les projets qui étaient déjà en cours ce qu’il serait possible de faire, ou pas. À propos des fermetures de postes ou services initialement programmées au 1er janvier 2021, le Syndicat a demandé si elles étaient maintenues, reportées, abandonnées ? Le DG ne s’est engagé en rien, a déclaré ne pas disposer de la visibilité suffisante à ce stade et que nous en reparlerions lors du CTR. À ce stade et même s’il est trop tôt pour dire que le NRP pourrait repartir dès que nous aurons retrouvé un mode de fonctionnement normal, le projet est certes suspendu mais pas abandonné même si, ici ou là, la question des élections municipales, elles aussi suspendues entre deux tours, impacte la faisabilité des projets initiaux. C’est du moins la conclusion que nous tirons des propos du DG. S’agissant des projets déjà engagés dans le réseau, ils sont subordonnés à la tenue des CTL et CHS-CT. Le monde d’après pourrait donc, au moins à la DGFiP, ressembler étrangement au monde d’avant. C’est pourquoi F.O.-DGFiP a vivement rappelé son opposition à ce projet et argumenté sur le niveau de proximité plébiscité par nos concitoyens dans la crise que nous vivons. Affaire à suivre de très près.

La prochaine conférence est prévue vendredi 14 mai à 16 h 30.