Section des Directions Nationales et Spécialisées
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Pourquoi nous n’avons pas siégé le 14 janvier 2020

Monsieur le Président,

Année après année, les services sont démantelés.

L’année 2020 s’annonce catastrophique pour les agents, les missions, la justice fiscale et les usagers. Nous le martelons instance après instance, les services sont exsangues et ces nouvelles suppressions sont vécues comme une véritable provocation.

Les discours politiques ou administratifs sur la lutte contre la fraude fiscale, sur l’amélioration de l’accueil se traduisent concrètement par la destruction de notre administration.

La vision de l’Administration est d’abord de supprimer des emplois, de proposer une nouvelle organisation alambiquée et de vendre beaucoup de poudre aux yeux pour ne pas froisser la classe politique locale : l’art de faire passer pour progressiste une coquille vide.

Ces nouvelles suppressions d’emplois traduisent une politique aveugle !

La volonté gouvernementale de s’attaquer à tous les fondamentaux de la cohésion sociale, de la solidarité nationale et du service public relève du dogme et de l’idéologie, comme le démontre l’obstination à mettre en oeuvre son projet de démolition des systèmes de retraite.

Monsieur le président, nous nous inscrivons dans le combat contre le projet de retraite à points, le combat contre le nouveau réseau de proximité, le combat contre la loi de transformation de la fonction publique, le combat contre la dégradation de la politique de soins, c’est une lutte pour une société plus juste, plus humaine, pour la solidarité et contre le chacun pour soi.

L’heure est donc à la poursuite des mobilisations. Le projet de destruction des systèmes de retraite porté par le gouvernement et l’ensemble des attaques qui touchent les uns après les autres tous les secteurs, ceux de la Fonction publique et singulièrement la DGFiP, ont une matrice commune. Elle vise un changement profond de société tournant le dos aux valeurs de justice, d’égalité, de solidarité.

Pour nous, il est urgent d’agir collectivement pour l’arrêt de cette politique destructrice d’emplois et de services publiques !

Monsieur le Président, au regard de ces éléments, nous ne siégerons pas à ce CTL de ce jour.

Les représentants Force Ouvrière au CTL du SARH.